
Le pigeon urbain fait partie du paysage de nos villes depuis des siècles. Longtemps toléré, parfois nourri, il est aujourd'hui au cœur d'un débat qui dépasse la simple question de la nuisance esthétique. Derrière les fientes qui souillent les façades et les trottoirs se cache une réalité sanitaire et économique que communes, gestionnaires d'immeubles et particuliers peinent encore à mesurer à sa juste valeur. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, le problème ne se résout pas en chassant les oiseaux à la main.
La mérule n'est pas un champignon comme les autres. Surnommée "cancer du bâtiment", Serpula lacrymans progresse silencieusement derrière les doublages, sous les planchers, dans les murs — souvent pendant des mois, parfois des années, avant que le propriétaire ne prenne conscience de l'ampleur réelle du problème. Ce délai n'est presque jamais dû à la malchance. Il est, dans la grande majorité des cas, le résultat d'une série d'erreurs... évitables.





